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Samedi  27 janvier 2007, un entrefilet dans la presse locale annonce, entre une visite manquée de Ségolène Royal et la commémoration de la mort de Louis XVI, la visite de deux universitaires au château de Brefs. Efim Pivovar, recteur de l'Université des Sciences Humaines de Moscou et Gérald Honigsblum directeur de programme à Paris de la Boston University et leurs épouses sont les hôtes d' Eric Chartier nouvel académicien de Bretagne.

            Historien, spécialiste de l'émigration russe au début du XXe siècle, Efim Pivovar, venu dans notre région resserrer les liens culturels avec l'Université de Nantes, se devait de venir à Pornic, mettre ses pas dans ceux de son illustre compatriote : Vladimir Oulianov dit Lénine.

            Extrait de "Lénine à Paris" éditions sociales Paris 1968

            "En juillet 1910, Lénine … se donne quelques semaines de répit en allant se détendre à Pornic, où sa femme et sa belle-mère l'ont précédé. Elles s'étaient d'abord installées dans une colonie de vacances, administrée par le Parti Socialiste français. Nadejda espérait y rencontrer des ouvriers, mais seuls pouvaient alors s'offrir des vacances à la mer les fonctionnaires, les employés, les commerçants, représentants de la classe moyenne où se recrutait en grande partie la clientèle socialiste.

            Petits bourgeois indifférents, repliés sur eux-mêmes, animés parfois de sentiments xénophobes … Parmi les pensionnaires, il n'y eut qu'une institutrice qui lui plut.

            Nadejda loua deux chambres dans la maison d'un douanier (villa "les roses" rue Mondésir). L'endroit était des plus pittoresques. Dès la sortie de la gare, le voyageur aperçoit, encadré entre les vieux quais, le bassin où se balancent des bateaux aux voiles blanches ou ocres. A droite, la ville s'étage sur la pente d'une colline. Un château féodal dresse, à l'entrée du port, ses tours à mâchicoulis, au dessus des frondaisons d'un parc, en bordure d'une plage.

            Lénine interrogeait les pêcheurs, parcourait à bicyclette le littoral … respirait à pleins poumons l'odeur des pins et les effluves du grand large, qui balayaient les miasmes de Paris."

 

 

 

 

Tag(s) : #De l'histoire locale à la grande Histoire