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LA DEFENSE DES COTES AU XVIIIème SIECLE  (1)

L'association "Pornic Histoire a consacré en juillet 2005 ses premières "journées de l'histoire" au thème de la défense des côtes au XVIIIe siècle. Un exposition a été réalisé à cette occasion. Conçue par une équipe de l'association ( Jean-François Caraes , Maurice Legault, Patrice Pipaud ), elle a été réalisé par la société Graphicom. La même équipe prépare actuellement une publication sur ce sujet (sortie prévisible octobre 2006).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/  LES ENJEUX COMMERCIAUX ET MILITAIRES

Dans les conflits des XVIIe et XVIIIe siècles, la défense des côtes concerne essentiellement la Bretagne "province frontière". Mais en Bretagne méridionale, la sécurité du commerce est plus en cause qu'un débarquement ennemi.

Enjeux commerciaux au XVIIIe : Au XVIIe siècle, Nantes port du vin et du sel amorce une lente et difficile mutation : le trafic des deux produits de base de son commerce décline. Dans la seconde moitié du XVIIe le commerce vers "les isles françoises de l'Amérique" leur substitue progressivement le sucre, particulièrement le sucre brut de Saint-Domingue traité dans les raffineries nantaises. Dorénavant le commerce antillais, qu'il soit "en droiture" ou "triangulaire" avec la traite va dominer le XVIIIe siècle et faire de Nantes le premier port français (1700-1730).

Les négociants nantais : L'apparition d'une bourgeoisie capitaliste d'origine étrangère ou extra-provinciale aux moyens plus conséquents permet de financer l'armement transatlantique. Mais si le marchand nantais est riche, sa prudence est proverbiale et il est hostile aux excès protectionnistes de Colbert. Après quelques réticences dues à son affaiblissement par la guerre de course que mènent les corsaires ennemis, le commerce nantais contribue à l'effort défensif par l'armement de navires garde-côtes ou la fourniture d'armes et de munitions.

Le port, l'estuaire et la côte : Nantes, port de la "Rivière de Loire" ne peut recevoir de navires supérieurs à 150 tonneaux en charge, ce qui nécessite un échelonnement des Ports de l'estuaire étroitement contrôlés par la ville, et une flotte conséquente de gabarres pour le transport des marchandises depuis l'avant port de Paimboeuf où mouillent les gros porteurs. La sécurité de la navigation commerciale au débouché de l'estuaire, comme aux abords des ports du littoral dont les flottes pratiquent le cabotage et la pêche, est donc une nécessité que doit prendre en compte la défense côtière.

 

 

 

 

Tag(s) : #De l'histoire locale à la grande Histoire