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Que les croyants n'y voient pas offense, mais il est des circonstances où l'espérance ne semble plus être de mise face aux évènements dans leur brutalité.
Ce 19 mars, le Pays de Retz vous a perdu qui aviez élevé au rang de sacerdoce la Mémoire, la Culture, l'Histoire de notre petite province. Que l'on me dise que les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, que l'on me dise qu'un instant de folie a gâché tant d'espérances, n'y changera rien, les faits sont là et sont insupportables. Vous n'êtes plus là. Le doute "face à l'adversité à laquelle on ne peut s'habituer" (1), "l'obsession blanche (2)", cette douleur d'écrire que vous aviez confié à plusieurs d'entre nous, où ce coup, bas sans doute, que vous n'avez pas vu venir, vous ont enlevé à nous. Vous en vouloir n'aurait pas de sens mais comprenez notre désarroi devant le chantier dévasté par cette catastrophe imméritée. Lorsque nous aurons séché nos larmes et ravalé notre colère, nous mesurerons la tâche accomplie et nous savons bien que le fléau de la balance s'inclinera pour saluer l'œuvre accomplie et les trésors de générosité déployés pour cela.

Le 19 mars 2008, Marie-Françoise Charonnat, présidente de la Société des Historiens du Pays de Retz, nous a quitté.
Ici, sa "Lettre ouverte à un automobiliste pressé d'arriver à Pornic" et quelques vues de son cher Haut-Moulin

(1) Comme l'écrit Stéphane Rouzeau dans le Courrier du Pays de Retz, reprenant une de vos lettres
(2)  Valérie Valère Stock 1981, jeune fille qui jadis en mourut.

Tag(s) : #Méditation